Détail de l'album

Notre avis

Le premier titre “Sliders” démarre et on entre directement dans le vif du sujet. Titre d’ailleurs qui marque par sa ressemblance avec un groupe auquel j’ai tendance à les comparer : All For Nothing. Cela peut paraître flatteur, mais ce quintet originaire de Clisson (terre sainte du Hellfest), prend le même chemin que les hollandais, et prennent du galon à chaque sortie. On observe d’emblée que les riffs sont puissants, bourrés de mélodies et que le côté architectural et le savoir faire du Hardcore sont présents. Rien à redire là-dessus, leur son nous vient direct de la rue et renferme son moment d’obscurité mais aussi de la clairvoyance dans son rythme ultra speed.

Claire au chant est dans son élément, ne cache aucunement sa motivation et prêche la bonne parole : Tout détruire pour tout reconstruire. La rébellion est en marche et les membres de Stinky sont bien parti pour prendre la relève, et les amateurs jubileront sur cet album “new school”. Leur musique est riche, sobre et décomplexée, avec des pistes qui montrent un groupe en pleine mouvance, aussi touchant qu’excitant. La magie opère et on se demande bien qui pourra les arrêter, et comment ils parviennent à conserver une telle énergie.

“From Dead – End Street” redonne de l’énergie à tous avec plus d’efficacité que la plupart des coachs sportifs, et en attaquant un Punk/Hardcore réduit à son plus simple appareil de manière totalement assumée, ils parviennent à développer une musique poussée dans la qualité à défaut d’être originale. Le quota syndical de brutalité est atteint, et la rage maîtrisée par une émotion dévastatrice. Le crew possède un capital sympathie au dessus de la moyenne, et ce grâce à un album varié malgré un style qui peut s’avérer un peu étroit pour un néophyte. Appliqués et sincères, ils exploitent malgré tout à merveille les différentes possibilités qui leur sont offertes. “Mountain Peak” termine ce voyage vers la violence intrinsèque de manière convaincante pour que notre joyeux calvaire dure encore quelques minutes.

Au final, un opus digne d’un raz de marée qui risque de laisser des traces dans votre conduit auditif. Et si vous n’êtes pas superstitieux, rendez vous le vendredi 13 pour la sortie officielle.

Arno Jaffré