Détail de l'album

Notre avis

La présence de “Sons Of Salem” en ouverture de cet album semble donner une image relativement juste de l’orientation prise par les anglais : un hard rock / stoner à la fois classe et puissant, les musiciens trouvant ici le parfait équilibre entre mélodie et énergie avec des riffs efficaces et des refrains accrocheurs. La baisse d’intensité durant cet opus ne sera que relative et le contenu de cette production prouve que le style Orange Goblin est déjà bien en place depuis un bon moment déjà.

Le panache affiché est remarquable, ils profitent intelligemment de leurs atouts et le principal argument de cette nouvelle livraison réside dans le chant d’un Ben Ward tout bonnement bluffant de feeling, aussi bien capable de nous hypnotiser sur les titres les plus calmes, que de se faire plus percutant sur les plus agressifs. Ce chanteur semble être le ciment apportant la touche finale à un ensemble varié et cohérent dans son déroulement. Les dix pistes présentées ici nous promènent à travers différents horizons, et le tout reste bien ancré dans une ambiance dominée par un esprit de modernité. Avec le producteur Jaime Gomes Arellano (Ghost, Grave Pleasures, Paradise Lost, Cathedral) aux manettes, ils ont pris une assurance tous risques et l’équipe apparaît soudée et nous délivre un sans-faute (Comme il y a quatre ans d’ailleurs avec “Back to The Abyss”).

Quelques chansons disposent de changements de tempo, les rendant particulièrement intéressantes, et le mixage, dans le genre dynamique, révèle un vrai travail de professionnel et laisse place à chaque instrument. Formée en 1994, dans un premier temps sous le nom de Our Haunted Kingdom, cette formation a le bon goût de se partager l’espace sonore et réussit à marier éléments classiques à une approche moderne ancrée dans son époque. L’inspiration et la créativité sont au rendez-vous et le groupe n’hésite pas à s’aventurer là où on ne les attend pas et nous propose des morceaux endiablés qui laissent transparaitre un réel enthousiasme (d’où un état d’alerte permanent pour l’auditeur qui ne doit en rater aucune seconde).

“The Wolf Bites Back” fait honneur à son titre et dispose donc de sérieux arguments, ne souffrant d’aucun temps mort et bénéficiant d’une vague de sympathie provoquée par leur pays d’origine, qui il faut bien l’admettre nous a rarement déçu en matière de musique amplifiée.

Arno Jaffré