Détail de l'album

  • DATE DE PUBLICATION /04 avril 2019
  • LABEL /Hell Prod
  • FORMAT /EP, CD et Digital

Notre avis

Soyons clair, avec cette nouvelle livraison de ce trio infernal, les amateurs d’originalité et de complexité risquent fort de passer leur tour. Mais ce groupe a atteint dès le début un tel niveau d’efficacité qu’il serait dommage de passer à côté de ces onze nouveaux titres. L’énergie déployée par l’ensemble des compositions représente ce qu’est le groupe, tant musicalement que dans son état d’esprit purement rock & roll et sans compromis. Imaginez une collision entre Chrome Division et le Motörhead de la grande époque (Leur principale influence, et à moins d’avoir du cambouis dans les oreilles, difficile de dire le contraire). Tout un programme n’est-ce pas ? Et si l’un de ces deux groupes représente quelque chose pour vous, Iron Bastards a de grandes chances d’attirer votre attention.

L’objectif de ce disque semble être de donner un plaisir immédiat et cela fonctionne à merveille. Et moi, personnellement, je n’en demande pas plus. Le son est cru et abrasif, les titres s’enchainent avec cohérence et du début à la fin, c’est pêchu. Bien que leur musique évoque tout un tas de clichés, les morceaux ne sont pas brouillons dans leur exécution grâce à l’évidente maitrise des musiciens et le tout sonne authentique. Les strasbourgeois n’ont pas inventé la poudre mais savent la faire parler. Et comme une infirmière un peu frivole, une folle envie de sauter partout devrait vous prendre bien malgré vous.

Je vais être clair, limpide et transparent : nul besoin d’être un expert en musicologie pour envoyer du son qui flingue toute espèce vivante sur terre et nul besoin d’être ingénieur en musique hautement radioactive pour nous en mettre plein les oreilles. Résultat, le contrat est largement rempli et les mecs tiennent coûte que coûte leurs promesses. “Cobra Cadabra” est une vraie décharge d’adrénaline pure et résonne comme un exutoire ou un remède contre le burn out qui nous guette tous un jour ou l’autre.

Arno Jaffré