Détail de l'album

  • DATE DE PUBLICATION /29 septembre 2017
  • LABEL /Spinal Records
  • FORMAT /Digipack

Notre avis

Le piège avec les musiciens de Drakkar serait de s’attendre à une révolution, ou même à une évolution hasardeuse qui les rendrait soudainement hors sujet. Soyons clair et précis, les fans cherchant nouveauté et originalité peuvent passer leur chemin. Voici un nouvel opus qui s’écoute d’une traite et où chaque chanson peut se voir anticipée aussi bien sur un plan mélodique que rythmique tant les poncifs du genre sont présents jusqu’au bout du mediator. Ici, aucune concession n’est faite et c’est tant mieux. Leur musique n’évolue donc pas, ou très peu, si ce n’est la production à l’identité bien marquée et bien sûr une expérience plus poussée qui fait de chaque composition un hit potentiel. Ils ne se font pas prier et imposent d’entrée de jeu le meilleur d’eux-mêmes.

A la première écoute, il faut bien avouer que l’on ne peut clairement dire si ce nouveau disque est potentiellement supérieur au précédent. Il se situerait plutôt dans la même lignée, aux qualités égales, même si le combo en entier semble en meilleure forme. Mais les belges parviennent album après album à peaufiner leur son et “Diabolical Empathy” vient enfoncer le clou d’une discographie sans faille. Si plusieurs de leurs sorties se valent d’un point de vue qualitatif, celle-ci possède un petit plus qui lui permet de dominer d’une courte tête ses prédécesseurs. Coloré et blasphématoire dans son contenu, le grand point fort de ce nouvel album, c’est son efficacité. Ils constituent un ouvrage plus qu’honnête, continuant de renforcer la citadelle Drakkar, qui par sa régularité, s’est assurée progressivement une large place dans le Metal venu de Belgique.

Les guitares sont charnues, la rythmique implacable, le timbre de voix de Fab “Leny” Vanbellinghen est on ne peut plus adapté à l’exercice, et le quintet originaire de Mons ne cesse de prendre du goût et du caractère, à l’image d’un grand cru, et parvient à proposer treize titres aboutis, sans aucun temps mort, mais avec des respirations habilement placées. Ils campent sur leurs positions, et au rayon performance, on se situe ici dans le haut du panier. On pensait l’apogée du groupe derrière lui, mais il n’en est rien et ils affichent une santé de fer que beaucoup peuvent leur envier. Ils retrouvent donc avec bonheur leur formule purement Heavy Metal, avec très peu de compromis, et réussissent à plaire en servant avec brio leur propos. L’essentiel est assuré et la mission accomplie pour Drakkar, qui contentera sans aucun problème ses nombreux fans et réussira à en convertir de nouveaux.

Arno Jaffré