Détail de l'album

Notre avis

Il serait intéressant un jour de se pencher sur tous les fantastiques groupes venus de Scandinavie (Suède, Norvège, Danemark) pour les dénombrer. Pas un mois sans qu’une nouvelle formation digne de ce nom déboule avec de bonnes compositions et de belles mélodies. Avant de plonger tête baissée dans la chronique de ce nouveau CD des Backyard Babies, il me paraissait important de souligner ce fait qui nous interpelle tous à un moment ou un autre. On les croyait morts et enterrés, d’où la surprise lorsque le groupe en 2015 prenait d’assaut les réseaux sociaux pour annoncer la disponibilité prochaine d’un nouvel album.

L’album en question “Four By Four” sonnait à l’époque comme une renaissance (avec une pochette épurée reflétant un changement salutaire). Alors que vaut cette nouvelle galette “Sliver And Gold” ? A cette dernière question, l’écoute du disque apporte la meilleure des réponses. Le quatuor suédois retrouve l’urgence qui manquait selon moi à leur avant dernière production (sorti en 2008), album au son monumental mais à l’exécution paresseuse. Ici, tout semble réuni pour faire bouger les foules. Les mélodies sont suffisamment « agressives » et facilement mémorisables, la production est plus que respectable, la voix de Nicke Borg est parfaitement calibrée pour le style pratiqué et on a vraiment envie de les accompagner jusqu’au bout.

Les gaillards ont décidé de jouer du rock & roll simple et survitaminé qui rappelle incontestablement cette période où le show pouvait prendre le dessus sur la musique et où l’attitude irrévérencieuse était de rigueur. Impossible donc de rester de marbre en écoutant certains morceaux. Ces musiciens ne prennent cependant pas trop de risques et nous servent une formule qu’ils ont déjà éprouvé, mais peu importe puisqu’ils excellent dans le genre. Les recettes d’hier peuvent encore aujourd’hui produire leur petit effet et l’ensemble est parfaitement maitrisé. Au final, le très bon l’emporte sur l’anecdotique et les Backyard Babies ont retrouvé des ailes. En concert le 03 mai à La Maroquinerie, Paris (avec en première partie : Thundermother).

Arno Jaffré