Détail de l'album

Notre avis

L’annonce du départ du groupe de Dave Padden (chant / guitare) en 2014 m’avait attristé, et je me demandais bien comment son leader, et seul membre permanent Jeff Waters, allait réagir. Le canadien, que rien n’arrête, continue tout de même sur sa lancée et “Suicide Society” voit le jour en 2015. Nous sommes en 2020 et Annihilator se plait toujours à aligner compositions agressives et avalanches de riffs heavy. Me voilà rassuré ! A la première écoute de cette nouvelle galette, on sent un gros travail de production.

“Ballistic, sadistic”, leur dix-septième album studio, tisse un univers sonore à la fois enchanteur et cauchemardesque. Il ne faut en fait qu’un morceau au quatuor pour affirmer cette dualité avec “Armed To The Teeth” qui ouvre ce disque. Assez accessible finalement puisque très mélodique, il est une très bonne porte d’entrée pour ceux et celles qui veulent se mettre au Thrash Metal. Comme souvent, avec ce combo originaire d’Ottawa, quelques titres sont au-dessus du lot, mais il faut bien admettre que l’on ne s’ennuie pas un seul instant tant les pistes sont variées et convaincantes. Jeff Waters qui a donc repris le micro-suite au départ de Dave Padden s’en sort plutôt bien et se rapproche parfois de James Hetfield ou Dave Mustaine.

Son nouveau line-up composé de Aaron Homma (Guitare), Rich Hinks (Basse), et Fabio Alessandrini (Batterie) est plus qu’opérationnel et montre un engagement hors du commun lorsqu’il s’agit de suivre le patron. Annihilator mérite définitivement reconnaissance et respect.

Arno Jaffré