Détail de l'album

  • DATE DE PUBLICATION /07 décembre 2017
  • LABEL /Bad Reputation
  • FORMAT /Digipack

Notre avis

Malgré que leur style musical soit vu et revu, on attend toujours avec une certaine impatience une nouvelle livraison d’American Dog. Sans varier leur formule d’un pouce (ou très peu), ils vont droit à l’essentiel et dès les premières notes, aucune ambiguïté sur le contenu (Pas besoin d’avoir fait polytechnique pour comprendre les paroles alors tu peux laisser tes neurones au vestiaire).

Quoiqu’il en soit, il faut bien reconnaître aux américains un réel savoir faire pour composer des titres qui incitent à taper du pied et à se bouger les reins. Après sept albums, trois albums live et un EP six titres, il fallait faire un bilan et le combo originaire de Colombus, Ohio nous offre à quelques jours de Noël un joli cadeau en 2 CD : 1 Best Of + 1 Live inédit enrichi de titres studio jamais publiés. Un groupe des plus prolifiques donc qui ne fait pas toujours dans la dentelle mais dont les riffs sont toujours aussi bons à entendre. Michaël Hannon aboie toujours aussi fort, Vinnie Salvatore et Steve Theado se complètent à merveille et Michaël Harris à la batterie est toujours aussi affuté.

C’est brut de décoffrage, à prendre ou à laisser. L’esprit de meute est bien présent et ils restent cohérents dans leur démarche de nous laisser des acouphènes jusqu’au mois d’après. Les thèmes sont toujours aussi philosophiques et sont joliment illustrés des mots “Pussy” et “Dog”, deux mots qui reviennent régulièrement avec finesse et bienveillance. American Dog fait du American Dog et c’est très bien comme ça !

Rustique, authentique et les burnes bien accrochés, le quatuor est capable de préserver sa spontanéité, sans pour autant se laisser déborder par son enthousiasme. Pourvoyeur de bonne humeur, ils s’émancipent de plus en plus de leurs glorieux ainés (Motörhead, AC/DC…) et accouchent d’un best of conforme à leur cahier des charges : direct, rocailleux et sans fioritures. Entre deux morsures, ils nous proposent même une relecture électrique réussie du “Dog Eat Dog” de Ted Nugent.

En cette période hivernale, je dois bien avouer que je n’ai pas encore trouvé mieux pour me dégourdir les oreilles. Et si vous n’aviez pas fait depuis bien longtemps une overdose de rock & roll, vous allez être servis !

Arno Jaffré