Détail de l'album

  • DATE DE PUBLICATION /13 novembre 2020
  • LABEL /Sony Music
  • FORMAT /LP, CD et Digital

Notre avis

Malgré la surdité de Brian Johnson (aujourd’hui équipé d’un équipement auditif dernier cri), la mort de Malcolm Young (disparu en 2017 et remplacé depuis par son neveu Stevie Young), les ennuis judiciaires de Phil Rudd, miné par les addictions puis soupçonné d’avoir commandité un assassinat en Nouvelle Zélande (où il réside), avant d’être blanchi par la justice, le faux départ de Cliff Williams, les (hard) rockers australiens sont toujours là. “C’est un peu comme être sur le Titanic, le groupe continuera à jouer quoiqu’il arrive !” ironisait Malcolm Young il y a quelques années.

Les membres d’AC/DC nous ont déjà prouvé par le passé qu’ils étaient du genre insubmersible. Le premier disque sorti après la mort de Bon Scott en 1980 avec Brian Johnson au chant (Back In Black) a été vendu à plus de 50 millions d’exemplaires (Deuxième album le plus vendu de tous les temps derrière Thriller de Mickael Jackson). On y trouve des standards comme “Hells Bells”, à la hauteur du séminal “Highway To Hell” (1979) et des chansons devenues incontournables (Back In Black, Shoot To Thrill, You Shook Me All Night Long…).

Leur nouvel opus intitulé “Power Up” (Le premier donc sans Malcolm Young l’âme du groupe) ne décevra pas les fans. “Vous savez, nous avons senti Malcolm avec nous. Il était là j’en suis sûr. Nous ne sommes pas du genre spirituel, mais c’était évident, il était partout. Et ça s’entend sur le disque” a livré Brian Johnson le mois dernier. La formation australienne rebranche donc le courant (Alternatif) et nous offre en ouverture “Realize”, titre qui a du coffre avec des gimmicks à la “Thunderstruck” (un classique du groupe) tandis que “Shot In The Dark” dévoilé il y a quelques semaines nous prend direct à la gorge.

 Bien plus convaincant que “Rock Or Bust” sorti en 2014, ces douze nouvelles compositions tiennent largement la route (de l’enfer) et plus on les écoute et plus on les aime. Quelques touches de modernité (enfin pas trop quand même, on est chez AC/DC et leur style n’a que très peu évolué depuis 1973), des chœurs à la Def Leppard (Kick You When You’re Down), et Brian Johnson qui se prend pour Dave Mustaine sur “Demon Fire”, il n’en fallait pas plus pour que votre serviteur esquisse un large sourire.

Il faut bien admettre, après de nombreuses écoutes, que la magie opère toujours. Rendons grâce donc à Angus Young, seul dernier membre fondateur, d’être à l’initiative de ce nouvel opus et respect total après une si longue carrière. J’ai tellement eu peur que la dernière image que l’on garde d’AC/DC soit avec Axl Rose… Comme quoi, il faut toujours y croire jusqu’au bout. Au-final, une belle éclaircie dans ce monde anxiogène et de quoi nous faire oublier un instant ce virus qui ne cesse de se propager.

Arno Jaffré